Digiterviews#2 : Depuis que son fils a transformé son entreprise, Daniel ne veut plus partir à la retraite

Digiterviews#2 : Depuis que son fils a transformé son entreprise, Daniel ne veut plus partir à la retraite

Bonjour à tous et merci d’être présents pour cette Digiterviews #2. Nous sommes aujourd’hui avec Daniel, 58 ans, et son fils Tanguy, 27 ans. Il y a quelques mois Tanguy cherchait un CDI dans la fonction marketing pendant que son père pensait sérieusement à prendre sa retraite et vendre son entreprise DaniFoot. DaniFoot est une entreprise qui produit des babyfoots de haute qualité, à l’époque pour les particuliers. Malheureusement, les particuliers passionnés de babyfoot se font de plus en plus rares et leur budget n’est plus aussi conséquent qu’auparavant . Après avoir donné 30 ans de sa vie aux babyfoots, Daniel voulait quitter la vie active. C’est il y a 7 mois que tout a changé, à l’arrivée de son fils dans l’entreprise. Retour sur cette transformation digitale émouvante entre père et fils :

Bonjour à vous deux et merci de nous accorder du temps. Expliquez-nous comment et pourquoi vous avez rejoint DaniFoot, Tanguy ?

Tanguy : Bonjour. J’ai rejoint DaniFoot il y a 7 mois pendant ma recherche d’emploi. J’ai toujours admiré les babyfoots que mon père faisait. Et c’est un peu inévitable dans la famille, il y en a 27 dans notre maison familiale. J’en reçois un à chaque anniversaire. Même notre table à manger est un babyfoot (Rires du père). Je voyais un potentiel énorme chez DaniFoot. Un savoir-faire incroyable et une vraie notoriété chez les collectionneurs. Mais il n’était pas exploité et mon père travaillait, vous savez… « A l’ancienne ». Je lui expliquais mes idées pendant les repas du dimanche autour de notre babytable. Les débats étaient un peu houleux, et un jour il m’a dit « Eh bien fais-le toi, puisque tu as toutes les solutions ! ».

Daniel Oui c’est là qu’a commencé l’aventure. Nous avons pris cela comme un challenge. Je l’ai tout de suite prévenu : c’était la dernière chance de DaniFoot avant que je parte à la retraite. Et donc il a intégré DaniFoot, en tant que gérant. Ça m’a fait des vacances au début ! (Rires)

J’imagines que Tanguy a voulu faire quelques changements dès le début ?

Tanguy : Oh oui ! Premier changement : la cible. Je sais que les passionnés et collectionneurs sont la cible origine de Danifoot. Mais aujourd’hui les entreprises se penchent de plus en plus sur les enjeux du bien-être au travail. Et pour que les salariés se détendent, de nombreuses entreprises ont installé des babyfoots ! Banco. Nous avons travaillé sur un nouveau positionnement, une nouvelle (première) stratégie marketing, un nouveau site internet, un nouveau Plan d’Action Commercial etc.

Daniel : On peut dire sans se mentir que j’étais complètement perdu. Hin Tanguy ?

Tanguy : Résistance au changement oui papa …

Vous avez attaqué dur ! Si je ne me trompe pas, vous avez remodelé l’offre pour répondre aux besoins des professionnels?

Tanguy : Oui absolument. Le monde d’aujourd’hui n’est que service. (On appelle ça la servicisation, ou encore l’uberisation de l’économie.) Nous avons entouré ces babyfoots de contrats de maintenance. Et oui les joueurs peuvent être violents ! Donc nous avons bien abaisser le prix des babyfoots en gardant leur qualité, et nous avons ajouté une contrat de maintenance corrective qui nous permet d’être plus rentables. Les clients sont couverts pour toute défaillance ou casse. Donc nous avons intégré au nouveau site internet la possibilité pour les clients de faire des demandes de dépannage sur leurs babyfoots. Et nous avons embauché deux techniciens. Il s’agit d’un collectionneur passionné et d’un ancien menuisier, ils sont très impliqués !

Daniel, expliquez-moi comment ça se passe pour les demandes de dépannage ?

Daniel : Avec plaisir ! Je suis incollable maintenant ! Le client s’identifie sur notre site internet et fais une « nouvelle demande d’intervention ». Il peut décrire le problème grâce à un formulaire adapté. Nous connaissons déjà les préférences du client par exemple intervenir en fin de matinée ou appeler Mme X en arrivant sur les lieux etc. A partir de ce moment-là, les techniciens et moi recevons un mail avec les informations de la demande. C’est génial, je peux attribuer une réparation dans le planning Danifoot et tout le monde sait qui va intervenir à quel moment et quel endroit !

Tanguy, vous êtes allé encore plus loin dans les changements c’est bien ça ? Parlez-moi des tablettes…

Tanguy : Exactement, faire des réparations c’est bien, offrir un gain de temps à ses clients avec ces demandes sur notre site c’est génial, mais nos techniciens devaient aussi être connectés pour que l’on soit efficaces. Donc cadeaux de noël : des tablettes ! Ils peuvent accéder à toutes les informations des clients sur leurs tablettes directement. Pendant et après la réparation, ils renseignent leur rapport sur tablette et tout le monde peut ensuite y accéder. Nos clients voient que notre savoir-faire est authentique mais que notre façon de travailler est actuelle, nous y gagnons même en image !

Daniel : Oui j’aime bien ces tablettes, avant je ne savais que jouer à Candy Crush, mais maintenant que Tanguy m’a tout montré ça me fait gagner un temps fou !

Vous gagnez du temps Daniel, par rapport à quoi ? Expliquez-moi tout ça

Daniel : Et bien toute la journée, quoique je fasse, sur tablette ou sur mon ordinateur ! Quand un client passe une commande, je l’enregistre dans la machine, quand je veux faire ma comptabilité je regarde dans la machine, quand je veux savoir le chiffre d’affaires du mois je demande à la machine, quand un contrat de maintenance arrive à date anniversaire c’est la machine qui me prévient !

Quelle machine Daniel ?

Daniel : Et bah La machine !

Tanguy: Il parle du logiciel (Rires). Il l’appelle la machine je ne sais pas pourquoi. Mais il a raison, toutes les données sont centralisées dans le logiciel, nous pouvons tous y accéder rapidement et facilement car tout le monde contribue à la centralisation des données, en renseignant rigoureusement les informations dont il est responsable. Au début mon père ne comprenait pas pourquoi je le forçais à remplir tous les champs de chaque fiche client qu’il créait. Quand il a vu notre technicien retrouver une adresse de réparation en deux clics pendant que lui cherchait sur ses post-it, il a compris.

Daniel : C’est même devenu très amusant, un nouveau challenge en fait. Nous avons une règle : Celui qui a oublié de remplir des champs doit faire le café le lendemain ! (Rires) Et je le prends avec du lait chaud, deux sucres, dans une tasse froide.

Je vois, c’est un nouveau départ pour votre père Tanguy !

Tanguy : Oui, tout à fait. Il s’implique même plus que moi dans ce projet maintenant.

Daniel : Je vais rester encore quelques temps dans la vie active je pense !

Tanguy si on résume ce que vous avez mis en place chez Danifoot, qu’est-ce que ça donne ?

Tanguy : Oulah ! Je vais essayer d’être concis. J’ai décidé de mettre en route une transformation digitale. J’ai repositionné l’entreprise sur son marché, en adaptant une offre tournée vers le service. Pour cela, il a fallu équiper toute l’entreprise. Nous avons équipé les itinérants de tablettes pour accéder au logiciel. C’est sur ce logiciel que repose ce nouveau départ. Le site internet est connecté à notre base de données et permet de nous envoyer les nouvelles demandes d’interventions. Mais ce n’est qu’un module, nous avons aussi automatisé toute la gestion commerciale et financière, nous avons une vraie gestion de projet pour la production des babyfoots et Nathalie, la commerciale, s’y retrouve enfin dans son suivi client grâce au CRM adapté au process commercial DaniFoot. Tout le monde s’implique dans cette digitalisation et j’ai gagné mon pari !

C’est impressionnant, mais vous n’avez pas fait ça tout seul ?

Tanguy : Oh que non ! Cube43 m’a accompagné dans cette démarche. Nous avons fait le cahier des charges ensemble, défini les enjeux, mis en place une stratégie pour faire accepter ce changement dans l’entreprise … et tout s’est bien passé, mon père s’amuse tellement qu’il ne pense plus une seconde à sa retraite. Le logiciel a aussi été développé par Cube43. C’est un sur-mesure ! Comme nos babyfoots d’ailleurs, dont la rentabilité a considérablement augmenté grâce à tous ces changements ! C’est une augmentation de combien de pour-cents de C.A déjà papa ?

Daniel : Vas voir dans la machine fiston !

 

Très bien ! Je crois que c’est la fin de notre Digiterviews #2 ! Je vous remercie tous les deux pour cette merveilleuse histoire de transformation digitale en famille.

Chers lecteurs, comme toujours vous pouvez retrouver les Digiterviews sur ce blog en attendant la Digiterviews #3.

Excellente journée à tous je vous dis à dans un mois au même endroit 

 

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